Les données économiques récentes du Japon ont été plutôt mitigées (tout comme les performance économiques de la Chine). Certaines étaient relativement intéressantes, alors que d’autres résultats ont été vraiment décevants. Pour savoir si l’économie japonaise se porte vraiment si mal, il faut analyser (une fois de plus) un certain nombre de données financières.

Les dépenses faibles sont la principale préoccupation des économistes japonais. Le dernier rapport sur les ventes au détail et les dépenses des ménages sont globalement négatifs. En effet, on a enregistré un recul de 2.9% des dépenses des ménages au cours du mois de février ; alors que celles des ventes de détail chutent de -1.8%.

Cependant, il faut rappeler que certains chiffres restent positifs. Par exemple, la baisse annuelle des ventes au détail devait atteindre -5%. Or jusqu’ici, elle ne dépasse pas les -2%. Par ailleurs, les ventes chez les grands détaillants ont augmenté de 1.3%, mais les experts ne tablaient pas sur une augmentation de plus de 0.7%.

Que dire de l’inflation ?

Comparativement à d’autres pays, l’inflation du Japon est un peu à la traîne. En effet, l’IPC de base du pays a enregistré sa 7ème baisse compétitive au cours du mois de février. Cette fois, le chiffre est passé de 2,2% à 2%. Mais si on retire les effets de la hausse de la taxe sur les ventes d’avril dernier, on notera que l’IPC est plutôt restée stable. Pour preuve que les chiffres ne sont pas si alarmistes, rappelons que les prix à la production ont grimpé de 0.5%.

Les activités de l’entreprise

Même si les experts japonais se sont montrés optimistes quant à l’augmentation de la production, certains rapports montrent que les entreprises du pays ont du mal à reprendre du poil de la bête. Par exemple, le PMI manufacturier du mois de février est passé de 51.6 à 50.4%. L’indice de fabrication BSI a lui aussi chuté, passant de 8.1 à 2.4 sur le trimestre. Mais là encore, point n’est besoin de tomber dans l’alarmisme, puisque l’indice d’activité tertiaire a augmenté d’1.4%.

Cela dit, les consommateurs et les investisseurs sont plutôt optimistes quant à l’avenir du pays. Ils espèrent même une nette amélioration au cours des prochains mois. Or, on sait que le sentiment d’optimise a un impact positif sur les investissements et les dépenses. L’indice de confiance des consommateurs passe donc de 39,1 à 40,7%, une troisième hausse mensuelle d’affilée.
En raison de ces espoirs dans un contexte frileux, la Banque du Japon (BOJ) a décidé d’assouplir sa politique monétaire. Comptant sur une dépense accrue des consommateurs, cette banque n’adoptera aucune mesure de relance à court terme.

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