L'Université
D’un système administré par la tutelle ministérielle qui contrôlait les programmes ex ante, on passe à un système régulé par l’évaluation ex post : chaque établissement définit son offre et assume ses risques, il est ensuite sérieusement évalué par une grande agence indépendante (l’Agence d’Évaluation de l’enseignement supérieur et de
D’un système complètement financé par l’impôt, l’université bascule vers un circuit de financements multiples : contrats de recherche, fondations, collectivités publiques.
D’un système nationalement normé, l’enseignement supérieur évolue vers un modèle diversifié où les établissements français ne se regardent plus entre eux, mais se comparent aux autres à l’échelle internationale.
D’un système centralisé, la gestion de l’université devient autonome, confrontant chaque établissement à la responsabilité de la gestion d’une masse salariale globale et de ses effectifs.
Pour Dauphine aussi, la transformation de son environnement est un défi : la position avantageuse conquise par notre université n’est pas intouchable. D’abord, des challengers dynamiques développent de bonnes formations, quelquefois en s’inspirant des nôtres, et ils auraient tort de se priver. Ensuite, les grandes écoles avec lesquelles nous pouvons nous sentir en compétition ont depuis plusieurs années mobilisé des moyens considérables. Enfin, la mondialisation ne nous épargne pas et il faut désormais jouer dans la cour internationale.
Pour élever Dauphine au rang d’une université internationale, il nous faut agir sur tous les fronts : améliorer le back office et la qualité des prestations, construire une équipe de direction administrative, faire émerger la génération des quadras à la direction de l’université, trouver des ressources supplémentaires, implanter un deuxième site en complément de l’actuel, développer une alliance et une marque internationales étroites, ouvrir notre corps enseignant et notre recrutement étudiant aux étrangers, obtenir les labels de qualité internationalement reconnus, organiser notre activité de recherche pour porter sa qualité et sa notoriété à un très haut niveau, innover encore et toujours dans l’offre de formation, trouver en France les connections susceptibles de déboucher sur des unions durables, démultiplier la communication institutionnelle, équiper l’université en outils et ressources numériques, etc.
La liste des chantiers est longue et la difficulté de les prioriser est grande, on n’a guère le choix de choisir tel ou tel axe, car tous interagissent et la pression du temps est là. C’est ici et maintenant que ça se joue. Dans ce nouvel élan, la cohésion autour de notre projet d’établissement est la clé du succès : sans conviction partagée, sans ambition collective, rien d’essentiel ne se passera. Précisément, l’Association des Anciens est un élément fédérateur et, pour cette raison là, son rôle est clairement inscrit dans la stratégie.
Rien ne peut remplacer l’action de l’Association des Anciens pour porter le message du changement de Dauphine à l’extérieur, pour mobiliser les compétences individuelles au service de tel ou tel de nos chantiers, pour faire ici et là le lobbying de
Avec l’équipe constituée autour de Dominique Rohman, l’Association des Anciens évolue complètement en phase avec l’université. Elle travaille à professionnaliser son fonctionnement et son organisation, pour être plus offensive à l’extérieur. Le mouvement est lancé. Merci et bravo à tous !
A chacune et à chacun, je lance un appel : vous êtes convaincu que Dauphine mérite votre appui, vous voulez aussi apporter votre contribution au nouvel élan de votre université, alors engagez-vous, faites un signe, un geste, à la hauteur de vos moyens et de votre temps, mais nous avons besoin de savoir que vous êtes là. Ensemble, nous allons surprendre.
Bien à vous,
Laurent BATSCH, président

