Une étude de Robert Half International

Le point de vue de Robert Half,
spécialiste du recrutement, sur cette pratique RH
Quand premiers signes de reprise riment avec fuite des talents, la problématique de la contre-offre* revient sur le devant de la scène. Souvent considérée avec méfiance jusqu’à présent (les managers mettant là leurs derniers moyens de retenir un collaborateur de valeur, et ce dernier ne sachant quelle décision prendre), la contre-offre a désormais « la cote » dans les deux camps, comme le montre la nouvelle enquête européenne du cabinet de recrutement Robert Half. Managers, faut-il faire une contre-offre à vos collaborateurs qui démissionnent ? Salariés démissionnaires, faut-il accepter une contre-offre de votre employeur ? Rien n’est moins sûr. Robert Half livre son point de vue sur cette pratique RH.
Pensez-vous que votre société devrait faire une contre-offre lorsqu'un collaborateur de valeur démissionne ?
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Lorsqu’un salarié démissionne, c’est rarement le « bon moment » pour son entreprise. Certaines entreprises n’ont pas anticipé toutes les conséquences de la sortie de crise. La fuite de talents en est une fort sérieuse. Il est tentant pour les managers du salarié démissionnaire d’essayer de le retenir en lui faisant une contre-offre. Cette démarche est rarement effectuée pour les « bonnes raisons » : le plus souvent, elle permet à l’entreprise de « gagner du temps ». Le collaborateur qui fait finalement le choix de rester a de très grandes chances de rencontrer de nouveau le contexte, les raisons qui l’avaient poussé à rechercher un nouvel emploi.
Fabrice Coudray, Directeur chez Robert Half International France affirme : « Notre expérience de recruteur nous permet d’affirmer que la contre-offre n’est en rien une solution sur le long terme. 9 fois sur 10, les collaborateurs qui acceptent une contre-offre, alors qu’ils avaient fait la démarche de trouver un nouvel emploi, se remettent en recherche active dans l’année suivante. »
Envisageriez-vous d'accepter une contre-offre de la part
de votre employeur actuel ?
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Pourquoi un salarié, après avoir entre les mains une proposition séduisante et ferme d’une autre entreprise, pourrait-il « succomber aux sirènes » de son employeur actuel, tant décrié ?
Fabrice Coudray le rappelle : « Il faut garder en mémoire les motifs qui vous ont conduit à rechercher un nouvel emploi et conserver sang froid et objectivité ! »
Il est fort agréable de recevoir une contre-offre mais il ne faut pas oublier les raisons qui ont poussé à se lancer dans une démarche active de recherche d’emploi (qui nécessite toujours un investissement important). Une contre-offre incluant une hausse de rémunération et/ou une promotion n’effacera pas, comme par magie, un contenu de poste qui ne convient plus, des difficultés à s’adapter à l’évolution de l’entreprise, des rapports tendus avec managers et/ou collègues…
Il convient d’analyser la situation avec sang-froid (sans laisser la place aux émotions). La solution proposée par l’employeur est-elle pérenne ? Les opportunités d’évolution sont-elles réelles et non proposées « sous la contrainte » et dans l’urgence donc pas vraiment souhaitées par l’entreprise ? Il convient de peser en toute objectivité le pour et le contre.
Si un avenir commun sur le long terme est inenvisageable, dans l’intérêt du salarié comme de l’entreprise, il convient de décliner cette proposition en expliquant les raisons qui ont motivé ce choix.
* C’est la proposition qu’un employeur fait à l’un de ses salariés lorsque celui-ci lui a donné sa démission pour obtenir qu’il revienne sur sa décision. Cette contre-proposition comprend généralement une promotion, une augmentation de salaire, de nouveaux avantages et/ou de nouvelles responsabilités…/…
A propos de cette enquête :
Le Groupe Robert Half a mené cette enquête en février et mars 2010 auprès de plus de 3 000 Responsables Ressources Humaines et/ou Financiers dans 13 pays (dont Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, République Tchèque, Suisse) sur la base d’un échantillon représentatif d’entreprises.
Enquête complète disponible pour la presse sur simple demande.
A propos du groupe Robert Half :
▪ Fondé en 1948,
▪ Leader mondial du recrutement temporaire et permanent spécialisé,
▪ Coté à la Bourse de New York,
▪ Implanté en France depuis 1989,
▪ Intervient sur tous les métiers de la finance, de la comptabilité, de la banque, de l’assurance, du juridique et fiscal ainsi que de l’assistanat et du secrétariat,
▪ Présent à Paris, La Défense, Versailles, Saint-Denis, Massy, Lyon, Nantes, Lille et Aix-en-Provence,
▪ Compte plus de 360 bureaux dans le monde (Etats-Unis, Canada, Europe, Australie, Asie, Nouvelle-Zélande)
Son site Internet :
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