Après plusieurs années de sensibilisation, les antibiotiques ne sont plus automatique chez beaucoup de médecins. 10 années après le début de la campagne …

… les prescriptions d’antibiotiques ont effectivement diminué en grande partie. Les mentalités ont évolué, les médecins n’ont plus un panel d’antibiotiques à prescrire dans toutes les situations et les patients ont compris qu’une prise systématique d’antibiotiques n’était pas utile dans beaucoup de maladies et que cette prise pouvait entraîner au fil du temps une diminution de l’efficacité des antibiotiques.

Alors loin de moi l’idée de contredire ce que je viens d’écrire mais si je prend mon cas personnel et surtout depuis que je suis un jeune papa de deux enfants, beaucoup plus enclin à utiliser les services de nos médecins non seulement pour les enfants mais aussi pour moi même, je me suis donc rendu compte de l’efficacité de la campagne contre les antibiotiques automatique. Une efficacité dont je me demande si chez une certaine partie des médecins n’est pas passée d’un extrême à l’autre. Depuis les trois dernières années et la naissance de mon premier enfant, la seule fois où un médecin m’a prescrit des antibiotiques c’est pour une otite moyenne aiguë de mon enfant sinon peut importe la maladie ( et en trois ans avec deux enfants qui vont à la crèche, ils attrapent et on attrape a peu près tout ce qui peut exister ) à part quelques sirops, gouttes et suppositoires d’une efficacité toute relative aucun antibiotique.

J’imagine que les médecins connaissant beaucoup mieux leur travail que moi et que si ils font le choix de ne pas prescrire d’antibiotiques c’est qu’ils ont raison ou du moins leurs raisons mais ce que je remarque entre l »époque « tout antibiotique » et maintenant ( et si j’en fais le constat ce n’est pas en me basant juste sur mon exemple mais en prenant compte de l’avis de beaucoup de parents, famille et amis ) c’est le temps pendant lequel nous sommes malades. Avant dans beaucoup de cas en quelques jours la plus grande partie des maux disparaissaient maintenant il n’est pas rare d’être malade à rallonge surtout en cette période hivernale qui commence.
Je me sais pas si cela a un rapport direct avec la baisse de prescription des antibiotiques mais quand je vais au médecin pour moi ou mes enfants, le médecin est toujours très optimiste  » Non c’est rien de grave  » Déjà il est devenu plus rare d’avoir un nom de maladie, le médecin va plutôt vous dire  » C’est un mal de gorge  » ou  » Le nez est bien pris « . Comme si on ne s’en était pas déjà aperçu et on répète le petit  » Rien de bien grave ne vous inquiétez pas « . A partir de l’établissement de la maladie enfin dans le cas présent plutôt des symptômes, le médecin établis rapidement une ordonnance avec quasi systématiquement du doliprane sans sucre, un ou deux autres médicaments pour apaiser l’enfant voir du clapping dans le cas de sécrétions à évacuer pour une bronchite par exemple mais ce que l’on remarque c’est qu’on ne soigne pas la maladie en elle même mais qu’on ne s’occupe que des symptômes soit en tentant de les faire disparaître voir diminuer.

Si on reste sur l’exemple de la bronchite dans la plupart des cas elle est d’origine virale et donc l’utilisation d’antibiotique est inutile mais si l’origine est bactérienne les antibiotiques sont à ce moment la utiles. A savoir que la bronchite bactérienne est souvent l’évolution de la bronchite virale.. J’ai donc parcouru de long en large les sites spécialisés pour savoir comment faire la différence ou du moins comment les médecins en quelques secondes peuvent faire la différence entre une bronchite bactérienne et une bronchite virale et à mes yeux je ne pense pas que ce soit flagrant. Déjà comme dit au dessus la bronchite bactérienne est souvent à la base une bronchite virale et ses symptômes ne sont pas vraiment différents, c’est surtout la durée de la bronchite qui peut conduire à diagnostiquer la bronchite virale.

Et c’est sur cet exemple ( et tant d’autres ) qu’on peut voir l’évolution. Il y a 15/20 ans les médecins, dans le doute, prescrivaient quasi à chaque fois l’antibiotique pour une bronchite alors que dans la majorité des cas ce n’était pas obligatoire. Aujourd’hui je vois que pour l’un de mes enfants, la bronchite s’éternise, on passe du clapping du départ qui a effectivement soulagé les bronches aux gouttes ( qui agissent sur quoi ? aucune idée ), des gouttes aux suppositoires ( qui agissent pour éviter l’irritation de la gorge ), des suppos aux inhalation ( qui soulagent les bronches ) mais d’un traitement et rendez vous à l’autre, la bronchite persiste ou du moins ses symptômes et conséquences.

Le cas de la bronchite est plus fais pour illustrer le changement de prescription des antibiotiques que l’allongement des durées des maladies vu que la bronchite peut durer assez longtemps surtout chez les enfants en bas âge mais si on revient sur l’idée générale de base on peut extrapoler sur l’origine de la sur prescription d’antibiotique. Surement que dans le doute ( comme dans la bronchite qui peut être bactérienne et donc demander l’intervention d’antibiotiques ) et avec des symptômes souvent commun à plusieurs maladies de la plus légère à la plus contraignante, les médecins pouvaient faire le choix d’agir préventivement voir largement n’ont pas dans le seul d’intérêt de prescrire n’importe quoi pour n’importe quoi mais au contraire pour soigner et guérir le plus rapidement et efficacement possible ce qui a donc conduit à une sur-prescription d’antibiotiques.

Ce qui m’a donc mené à penser qu’on est passé d’un extrême à l’autre, de l’antibiotique automatique à la recherche du soin obligatoirement sans antibiotique en n’agissant généralement que les symptômes et non sur la maladie en elle même. A force d’avoir diaboliser les antibiotiques ( d’ailleurs la prise de conscience est elle plus pour éviter la perte d’efficacité des antibiotiques ou pour combler le trou de la sécu ? ), à force de dire et redire que c’est pas automatique, que c’est pas toujours utile et que même sur la durée cela diminue leur efficacité ont oubli que les antibiotiques sont nécessaires dans de nombreux cas.

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